Jacques Palumbo

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Oeuvres / Les Cosmogonies / Cosmogonies, Anvers 1987


Jacques Palumbo *


ROBERT LEFEVRE


La Semaine d’Anvers, 29 janvier 1988


Huit tableaux d'une série de trente-deux. Simples et compliqués à la fois. Simples parce que Jacques Palumbo est un constructiviste et que comme tel, il élabore un monde géométrique. Un univers de formes simples, le plus souvent rectangulaires d'où la courbe est exclue, compliquée parce qu'assortie de toute une littérature pseudo-intellectuello-scientifique. Ainsi faisant abstraction des tableaux on apprend que « Le lotus du cœur à huit pétales et trente-deux filaments » (Philippe Sollers). Vous avez dit trente-deux ? Bien mal vous en a pris. Outre le fait que chaque tableau est composé par paire d'opposés, par couple, nous voilà embarqué dans un univers personnel - personnel à l'auteur, bien sûr - où le trente-deux s'impose comme un souverain sérénissime. Traversez une série de calculs plus ou moins mathématiquement vérifiables, écartez quelques indications relatives aux points cardinaux, esquivez « l’éclatement » accouplé à la « percée », le « progrès » à l'« attente », le « grand avoir » à la « solidarité », ainsi de suite et j'en passe et, enfin vous vous retrouverez en face des dits tableaux En face, chaque fois, d'un petit monde nouveau et propre à lui dont l'intensité, en tout cas, laisse entrevoir, non pas le cœur de l'artiste battre, mais davantage sa cervelle bouillonner. Ce qui est étrange, c'est que par une magie poétique quoiqu'un peu triste, c'est puissant. Dans la forme, dans la composition, dans la couleur. On a, en effet, l'impression de se trouver, à chaque fois, devant la réalisation picturale d'une partition musicale. Cela chante, cela éclate comme une symphonie de notes savamment dosées. Comme quoi, souvent, plus que critique il faut s'amuser à être candide. La poésie du cœur, même mise en place avec soin, rigueur et, pourquoi pas, calcul est la seule vraie. Ainsi vu, et comme il aime à le faire entendre, Jacques Palumbo s'érige en musicien écrivant une partition et dont le timbre sera donné par les seuls instruments, ici la nuance des tons et des couleurs. On peut écouter un opéra et être un mélomane averti sans boire les paroles et les chants en ayant soin de lire la partition. On peut être un grand mélomane et se sentir obligé du contraire. Chez Jacques Palumbo, la peinture alors devient systématique. Une application stricte d'une théorie personnelle, encore une fois. Là, réside d'ailleurs le danger d'une telle démarche Là s'écroule toutes les comparaisons possibles. Jacques Palumbo créant un code personnel mais non universel. D'où la difficulté à le comprendre. D'où la difficulté à trouver le chemin dont lui-même essaye de « trouver le retour ». Ceci dit, ces toiles chantent comme une musique parfaitement calibrée. Sans dissonance. Véritables puzzles tranquilles et figures géométriques qui s'acceptent sur la toile comme autant de résidus d'un ensemble de connaissances. Œuvre homogène aux couleurs sans violence, sans dominante particulière, dosées avec rigueur dans leur harmonie comme dans leur opposition.

(Galerie Jeanne Buytaert - Jan Van PiiswijckWu4 204 - Anvers - jusqu'au 13 février 1988)



* * * A ne pas manquer * * Conseillé * Intéressant





































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